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Luc MASSON, promotion 2005, directeur d’Agence Lynx RH !

Luc MASSON, promotion 2005, directeur d’Agence Lynx RH !

Luc MASSON – Directeur d’Agence Lynx RH à Montpellier.

IDRAC Business School : M Masson, Bonjour et merci de nous accorder cette entrevue. Vous êtes aujourd’hui Directeur de l’agence Lynx RH à Montpellier. Pouvez-vous nous présenter cette entreprise et quelles y sont vos missions ?

Lynx RH est un cabinet de recrutement qui est une franchise du groupe Alphyr.

Le groupe Alphyr a aujourd’hui 3 réseaux d’agences physiques : Aquila RH, Lynx RH et Vitalis Médical ainsi qu’une solution digitale : MisterTemp’. Vitalis Médical délègue tout ce qui est professions médicales (de l’aide-soignant jusqu’au recrutement de médecin), Aquila RH travaille sur des profils de niveau CAP à Bac principalement dans le BTP, le transport, la logistique ou la restauration.

Et enfin j’ai ouvert Lynx RH il y a un peu plus d’un an maintenant et on délègue du personnel en intérim, CDD et CDI mais exclusivement sur du profil qualifié Bac+2 minimum et jusqu’au Bac+5, dans deux grands volets de métiers (ingénierie et tertiaire). Dans l’ingénierie on va retrouver principalement de l’ingénierie BTP sur tout ce qui est dessinateurs par exemple, en dessin industriel, de la conduite de travaux, de l’architecture, de chargé d’étude de prix. Et sur le volet tertiaire, on va retrouver les métiers « plus classiques » de l’entreprise, du commercial au juridique en passant par la comptabilité, le marketing, la communication ; tout ce qui concerne les fonctions dites support.

IDRAC Business School : Promo 2005 à l’IDRAC Business School Montpellier, vous sortez avec un Master Marketing et Gestion des Entreprises, spécialisation Management de la Performance Commerciale. Que vous a apporté votre formation au sein de notre école ? L’avez-vous faite en alternance ?

Oui, j’ai démarré mon cursus en formation initiale sur les deux premières années. J’ai effectué plusieurs stages dans différents types d’entreprises, principalement sur des fonctions commerciales. Et j’ai ensuite fait mon alternance, ce qui est rigolo d’ailleurs, dans une agence de travail temporaire qui s’appelait à l’époque en France, ADIA du groupe Adecco. J’ai donc fait mon alternance là-bas, en tant qu’assistant responsable Grands Comptes. Je travaillais avec la responsable Grands Comptes, qui pilotait l’ensemble de l’activité commerciale du bassin méditerranéen pour tous les Grands Comptes des grandes enseignes qui travaillent avec des agences de travail temporaire. Et mon travail consistait à centraliser les chiffres, faire l’analyse des tableaux de bord, faire du reporting… On était plutôt sur de l’analyse de données et de l’administration des ventes.

IDRAC Business School : L’IDRAC Business School a-t-elle aidé à trouver cette alternance ?

Oui tout à fait. Pour les stages aussi mais avec mes recherches. C’est à peu près 50/50. J’en ai trouvé tout seul et l’école m’en a bien sûr trouvés. J’en ai effectué trois ou quatre de mémoire. Et en ce qui concerne l’alternance c’est évidemment l’IDRAC Business School qui m’a aidé, et mon entreprise était partenaire de l’école. Nous étions trois étudiants chez ADIA au total. J’étais à la direction régionale, j’avais un copain qui était à la direction de l’Hérault et un troisième qui était en agence. Nous étions trois de l’école à être dans cette entreprise à trois niveaux d’agence différents.

IDRAC Business School: Vous avez ensuite poursuivi vos études avec un Master Programme Général en formation continue dans le management. Et vous êtes actuellement Directeur d’agence chez Lynx. Avec le recul, votre formation à l’IDRAC Business School vous a-t-elle préparé à ce métier ?

Oui, alors cette formation-là, je l’ai faite dans le cadre de mon évolution à l’IDRAC Business School. Puisque je suis rentré à l’IDRAC Business School en 2007 en tant que salarié au poste de Responsable des Admissions, ensuite au bout de deux ou trois ans, j’ai pris la responsabilité du pôle commercial jeunes, avec tout ce qui concerne les admissions, le recrutement étudiant et la communication de l’école. Et enfin, sur les trois dernières années, j’ai pris la direction commerciale du campus de Montpellier, pour piloter les deux départements commerciaux. L’un avec une cible étudiante et l’autre dont la cible sont les entreprises pour tout ce qui est recherche d’alternance, de stage, de collecte de taxe d’apprentissage etc… Et dans le cadre de cette prise de fonction, la direction nationale (et Guillaume Ladet, Directeur du campus de Montpellier), qui m’avait retenu pour ce poste, était d’accord pour le poste mais sous réserve que je passe en parallèle un Master en formation pour adulte. J’ai donc suivi une formation chez Kedge Business School, pendant seize mois, durant lesquels j’ai eu cours tous les vendredis à Marseille dans les locaux de Kedge Business School. Je faisais partie d’un groupe de 19 cadres, tous salariés d’une entreprise. Soit en train d’évoluer dans l’entreprise, ce qui était mon cas, soit en cours de reconversion, d’autres le faisaient dans le but d’évoluer dans l’entreprise. Nous avions tous à l’époque, entre 30 et 40 ans avec 10 ou 12 ans d’expérience professionnelle, donc expérimentés. Quand j’ai recherché ma formation j’hésitais entre plusieurs centres, mais qui ne proposaient pas de formation exclusivement avec des groupes d’adultes. Donc on était mélangés avec des étudiants et je n’ai rien contre le fait de passer du temps avec des étudiants. Néanmoins l’approche scolaire est différente. Or, entre adultes, on sait pourquoi on va en cours, les enjeux et objectifs ne sont pas les mêmes. C’était donc super intéressant et j’ai rencontré des personnes que je côtoie encore aujourd’hui, dont une qui est devenue client (rires).

Sans faire de langue de bois, le gros avantage de la formation que j’ai suivie à l’IDRAC Business School et que les jeunes suivent encore aujourd’hui c’est que c’est hyper polyvalent. Je n’étais pas prêt aux métiers de l’intérim, on ne nous prépare pas à ça en général en école de commerce. Les spécificités du métier de l’intérim je les ai apprises en formation dans le cadre du montage de la franchise et je les apprends au quotidien, parce qu’on en apprend tous les jours. Cependant, le fait de gérer une entreprise, oui, je l’ai appris grâce à l’IDRAC Business School. Que ce soit la comptabilité, le marketing, le développement commercial… C’est de la théorie et on l’apprend en cours. Ensuite, il y a tout ce qui est autour. J’ai eu la chance d’avoir une super promo. On était hyper investis dans la vie de l’école, je faisais partie du BDE (bureau des élèves), j’étais même président du bureau des sports. Donc on fait du management de projet. Sans le savoir on met en pratique ce qu’on apprend à l’école. Par l’investissement personnel dans les projets au sein de l’école, on apprend beaucoup. Cela m’a permis par la suite d’aider mon club de tennis, petit club de village sur des trucs idiots et simples notamment sur des tournois, de réfléchir en amont, de préparer des budgets, ce genre de choses. La polyvalence qu’on a eue en formation nous permet d’être opérationnel en entreprise et, en tous cas, de ne pas avoir peur de monter sa boite. L’avantage d’être en franchise, c’est que je suis accompagné, a contrario, d’une entreprise qui part d’une feuille blanche.

IDRAC Business School : Qu’avez-vous mis en place aujourd’hui pour faire évoluer votre structure ?

La structure est récente. Je l’ai ouverte en mars 2018, donc il y a un peu plus d’un an. J’ai recruté quelqu’un dès le départ, qui est toujours là, donc c’est bon signe (rires). En termes d’évolution, celle-ci est surtout au niveau des Ressources Humaines. L’idée c’est de recruter un nouveau consultant d’ici la fin d’année 2019. Dans le but de développer l’activité, et à terme d’être sur un modèle à deux ou trois consultants dans l’agence. Et éventuellement, d’ouvrir une seconde agence dans l’Aude, du côté de Narbonne. Puisque lorsqu’on ouvre une franchise, on loue un territoire, et aujourd’hui moi, j’ai une exclusivité territoriale sur l’Aude et sur l’Hérault. Je travaille très bien sur l’Hérault, on est sur place. Mais pour être très objectif, on travaille moins bien sur l’Aude. Donc l’objectif c’est d’ouvrir une agence dans l’Aude, du moins un établissement secondaire.

IDRAC Business School : Quels sont vos projets à moyens termes ?

A courts termes, le projet c’est le recrutement. A moyens termes, c’est la consolidation de la structure actuelle, qui n’a qu’un an d’existence pour le moment, même si tous les indicateurs sont bons. Et on connait tous le cap des trois ans après le lancement. Une fois les trois ans passés, assez vite, les deux investissements principaux seront d’ouvrir une agence ou un établissement secondaire, et de le développer aussi, pour être sur un modèle de deux consultants et un assistant sur l’Aude, et sur l’Hérault, trois consultants et une personne pour assister. Aujourd’hui j’ai un salarié, et j’aimerai développer à sept salariés sur les deux structures, passé le cap des trois ans. C’est ce que j’ai mis dans mon business plan. Business plan qui m’a été enseigné à l’école, grâce à l’IDRAC Business School (rires). Sur un budget global de presque 150 000 € j’ai un écart de 2 000 € ce qui n’est rien, et particulièrement confortable et surtout, très crédible vis-à-vis de la banque. La banque aujourd’hui me suit dans mes projets d’ouverture d’établissement. Ça rassure puisque mon business plan était cohérent. Il n’a pas été surestimé ou sous-estimé, il n’y a pas d’intérêt à cela. On doit rester sur des estimations réelles, sinon ça ne marche pas.

IDRAC Business School : Que retenez-vous de la formation à l’IDRAC ? Comment décririez-vous l’IDRAC Business School en un mot ?

Ce que je retiens de la formation c’est à la fois peu et des tas de choses. Surtout, tous les moments de ma vie étudiante, les moments que j’ai passés sur le campus. Je suis arrivé dans la région, à l’époque, directement à l’IDRAC Business School. J’y ai rencontré ma copine, qui est aujourd’hui ma femme, et la mère de ma fille, ce qui traduit des années importantes. Puis la vie étudiante c’est génial, on apprend plein de choses, sans parler des fêtes. La vie étudiante nous fait passer des moments exceptionnels. Et puis, c’est la période où on choisit ses études. J’ai choisi de faire une école de commerce. En général jusqu’au baccalauréat, c’est principalement les parents qui choisissent pour nous. Là, mes études supérieures je les ai choisies. Alors je ne dis pas que tout était génial. Je ne cache pas que certains cours étaient plus pénibles que d’autres, mais en revanche, je ne regrette pas du tout de les avoir faits. Je retiens surtout qu’on s’amuse et qu’on fait beaucoup de choses formatrices. Les études supérieures sont une vraie école de la vie. En école de commerce, tous les profils sont différents. On pouvait se retrouver avec une camarade de classe qui reprenait ses études et qui avait 40 ans et à côté de ça, un jeune sortant du bac, 17 ans qui n’avait pas le permis.

L’IDRAC Business School en un mot, je dirai FAMILLE. Même aujourd’hui dans mon boulot, je le vois, ça reste une grande famille, il y a un vrai attachement qui je l’espère ne s’estompera pas. Les jeunes sont tous en alternance et sont de moins en moins « fidèles » aux écoles, mais c’est normal. Nous on a fait le cursus complet, même si certains ont arrêté après le BTS. Mais pour les autres, on s’est suivis.

IDRAC Business School : Un petit mot pour nos étudiants actuels ?

Un conseil, il sera un peu double. Une partie qui plaira aux profs et une partie pour les étudiants. Je dirai de profiter mais dans les deux sens. Profitez de tout ce que l’école peut vous apporter et en parallèle, profitez aussi des moments étudiants. Parce que même si vous avez des dossiers, que vous êtes débordés… Je vous rassure, ça n’a rien à voir avec la vraie vie derrière. Quand vous êtes chef d’entreprise, quand vous avez un enfant, quand vous avez une vie à côte, choisie certes, mais elle n’a rien de comparable avec ce que vous vivez ici, présentement. C’est juste que vous avez beaucoup de boulot, parce que vous vous y prenez au dernier moment (rires). Et tant mieux, ça fait aussi partie de la beauté de la vie étudiante !

Il faut profiter ! Vous êtes en études supérieures, les profs et intervenants sont des experts dans leurs métiers. Vous n’êtes plus dans la théorie pure du lycée, qui est indispensable et fait partie de la culture générale. Mais ce n’est pas de savoir comment poussent les betteraves en Amérique du Sud qui va vous apprendre votre métier. A l’école de commerce, tout vous sert, tout est utile ! Et aujourd’hui avec le recul, je ne vois pas un cours de l’IDRAC Business School qui ne m’a servi à rien. Même si certains me servent moins. Mais tout est lié et tout nous sert aujourd’hui.